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Une exposition haute en couleur au Palais de Tokyo

7 janvier 2016


Dix artistes contemporains époustouflants à ne pas manquer

Lorsqu’il est créé en 2002, le Palais de Tokyo veut souffler un vent de modernité et de rébellion sur Paris. Ce bâtiment installé en plein cœur du XVIe arrondissement bouscule les codes en s’affichant comme « anti-musée par excellence », dans un quartier extrêmement huppé de la ville. Désormais emblème de l’art moderne parisien et endroit incontournable de la capitale française, il ne cesse d’entreprendre et d’étonner. Sa superficie de 22 000 m² et son architecture impressionnante accueillent aujourd’hui des dizaines d’artistes dont la soif d’expression attire toujours plus d’adeptes.

Au programme ce premier semestre 2016, pas moins de dix peintres, sculpteurs ou graffeurs se retrouvent dans les intrigants couloirs du Palais de Tokyo. Du 16 février au 19 mai, vous pourrez ainsi déambuler dans l’espace gigantesque de la galerie pour observer les œuvres de grands noms de l’art contemporain ou contempler les créations de nouveaux talents.

Lasco Project #5

Initié en 2012, le Lasco Project vise à exposer les œuvres de street-artists. Des graffeurs, des peintres, des sculpteurs qui s’approprient les recoins toujours en chantier du Palais de Tokyo pour y faire naître leur art. Ils utilisent ainsi l’institution comme un lieu public et la parent de leur créativité urbaine.

Cette année, à l’occasion de la cinquième édition, on découvre Babi Badalov, un poète originaire d’Azerbaïdjan qui fut l’une des figures de proue de la scène underground russe dans les années 1990. Badalov exprime ses idées à travers plusieurs supports : la peinture, l’écriture ou encore le collage. Artiste engagé, il aime mêler plusieurs langues dans chacune de ses œuvres pour mettre en exergue le mélange des cultures qui nous entoure. Stéphane Calais, deuxième artiste au programme, est aussi polyvalent que son confrère. Son procédé : dessiner avant de transformer sa création en expressions diverses telles que le design, le paysagisme ou la bande dessinée. On retrouve également Shana Moulton qui, grâce à ses performances psychédéliques, décrit des situations pathétiques avec un humour surréaliste désarçonnant, puis Vivien Roubaud et Martin Soto Climent dont les travaux plus épurés restent tout aussi fascinants et envoûtants.

L’aventure des détails, une rétrospective d’envergure

Le Palais de Tokyo a également choisi d’organiser une grande exposition personnelle de Jean-Michel Alberola, peintre et sculpteur né à Saïda, en Algérie, qui réunit à la fois certaines de ses œuvres anciennes et plusieurs de ses créations nouvelles.

L’aventure des détails vous emmène à travers ses différents travaux, au fil des années et de ses inspirations. Un voyage aussi poétique que puissant qui se distingue par l’éclat des teintes et la beauté des matériaux que l’artiste a utilisés. Cet événement est une première depuis sa rétrospective au Musée de l’Art Moderne de la Ville de Paris, il y a presque vingt ans.

Les frères Quistrebert, un duo qui trompe l’esprit

Florian et Michael Quistrebert proposent une performance étonnante. Les deux Français qui aiment troubler la vision et l’esprit de leurs visiteurs en s’amusant avec la perception de différentes dimensions s’attèlent ici aux jeux de lumières. Un procédé éblouissant et quasiment magique que le duo maitrise avec brio.

Ils citent en références la peinture romantique, la gravure du XIXe, le collage du début du XXe siècle et l’esthétique rock des années 70.

Les jeunes lauréats

Comme un hommage aux jeunes prodiges de l’art contemporain, le Palais de Tokyo dédie un espace à trois artistes respectivement lauréats des prix SAM 2014, Canson 2014 et Découverte 2014 des Amis du Palais de Tokyo.

Le premier, Louidgi Beltrame, réalise des vidéos qu’il enregistre sur des sites historiques, tels qu’Hiroshima ou Tchernobyl, dont la relation paradigmatique à la modernité l’intéresse particulièrement. Ses films utilisent la fiction comme une manière possible d’envisager l’Histoire.

Simon Evans, quant à lui, explore le caractère émotionnel de l’introspection et de la projection. Ses performances s’inspirent autant de l’esthétique des illustrations scolaires du début du XXe siècle que de la cartographie digitale du XXIe siècle. L’artiste veut « intégrer sa vision intérieure au monde extérieur ».

Enfin, Sara Favriau se sert de la 3D pour mettre le spectateur en abîme. Selon elle, rien n’est dû au hasard et elle préfère « ajouter et accumuler » que retirer de la matière, comme le montrent ses structures toujours plus volumineuses réalisées à partir de matériaux recyclés.

À travers cette exposition, vous découvrirez l’art contemporain sous un nouveau jour, que vous soyez amateur de la discipline ou simplement curieux d’en apprendre davantage. 

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